Recherche

Depuis notre création, nos travaux relevant du domaine des jeunes et des médias se sont principalement orientés vers les sujets suivants: l’écoute télévisuelle des jeunes québécois et canadiens, la médiation familiale dans l’écoute de la télévision, l’écoute de la télévision francophone par les jeunes allophones, les stéréotypes et la violence présents à la télévision, le potentiel éducatif de la télévision et des technologies interactives auprès des enfants et des adolescents, la réglementation de la publicité dans les émissions jeunesse, etc. Des activités de recherche sont aussi consacrées aux publicités sociétales et aux messages de santé destinés aux jeunes sur des sujets tel le tabagisme.

Quelques projets, croyons-nous, méritent une attention particulière. Une analyse longitudinale, réalisée durant près de dix années consécutives, de la programmation télévisuelle destinée aux jeunes et de leur écoute a permis d’identifier les particularités et les tendances évolutives de l’offre et de l’écoute télévisuelle chez les enfants et les adolescents.Un bilan sommaire a été publié sous le titre L’environnement techno-médiatique des jeunes à l’aube de l’an 2000. Une partie de cette analyse a été rééditée  en 2009-2010   pour le compte de l’Alliance médias jeunesse et a constituée la plus vaste étude jamais réalisée au plan nationale sur l’offre de la programmation pour enfants au Canada. Certains chercheurs se sont aussi intéressés à l’éducation critique aux médias, une approche qui vise à amener le téléspectateur/internaute à comprendre l’univers des médias afin de le rendre plus autonome et plus conscient dans sa fréquentation de ceux-ci. Enfin, motivé par l’objectif de promouvoir une télévision de qualité pour les jeunes, le GRJM a conduit plusieurs évaluations formatives (en pré-production) et des évaluations sommatives (en post-production) d’émissions jeunesse pour des séries telles que Les Débrouillards et Watatatow pour ne nommer que celles-là.

Pour ce qui est du volet des technologies nouvelles et émergentes d’information et de communication, les travaux se sont consacrés à la recherche au développement et la mise au point de technologies arrimées aux systèmes interactifs. Dans les années 1990, le projet Vidéoway et UBI a permis d’étudier de façon approfondie les aspects psychosociaux de la diffusion de nouvelles technologies télévisuelles dans les foyers. Ainsi, il a été possible de documenter le processus d’appropriation de différentes catégories de foyer (par exemple, les familles avec de jeunes enfants, les personnes âgées, etc.) et faire des recommandations pour des interfaces optimales et des contenus pertinents en conséquence. Surtout concentrés dans la région de Montréal, ces études ont également nous ont conduits  sur d’autres terrains, notamment aux États-Unis et en Angleterre. Plusieurs recherches ont également porté sur les nouvelles technologies de mesure d’auditoire. Par ailleurs, différents projets à portée spécifiquement éducative ont abordé le potentiel des systèmes interactifs pour des personnes analphabètes, pour des enfants démontrant des retards de développement, pour les élèves de l’école primaire, pour l’enseignement à distance et pour l’usage dans les musées.

Le GRJM s’est aussi concentré spécifiquement sur l’appropriation et les usages quotidiens des technologies de l’information et de la communication par les adolescents. Une vaste étude qui s’est déroulée entre 1999 et 2005 en trois volets sur les usages du cellulaire a donc été réalisée. Le premier volet visait à étudier les dynamiques d’interactions familiales par le biais de cette technologie. Le deuxième volet explorait le discours des jeunes sur le cellulaire à partir de groupes de discussions. Finalement, le troisième volet, en collaboration avec le CITÉ,  constituait en des études de cas basées sur les conversations téléphoniques enregistrées au cellulaire entre adolescents . Cette vaste recherche sur l’appropriation a permis la publications de nombreux ouvrages dans des revues scientifiques de haut calibre. Plus récemment nous avons entamé aussi des recherches exploratoires sur des supports mobiles du type ‘google glass’.